Les remparts de Vannes, élément majeur du paysage urbain, témoignent de 1 500 ans d' histoire militaire.
A la fin du IIIe siècle, quand l'empire romain vacille, Vannes, alors dénommée Darioritum, est autorisée à se fortifier. Un castrum (site fortifié) est bâti à l'ouest de la ville gallo-romaine, sur la proche colline du Mené. Le tracé triangulaire du mur de défense protège une superficie de 5 hectares environ.
Au Haut Moyen Age, le castrum devient le coeur de la ville médiévale. Restaurée au XIIIe siècle, l'enceinte est agrandie entre 1370 et 1390 par le duc de Bretagne Jean IV ; la superficie de la ville close double. Sur le flanc sud-ouest de la nouvelle muraille s'appuie le château de l'Hermine (disparu), à proximité de la porte de Calmont.
Mâchicoulis, canonnières, tours viennent compléter le système de défense au XVe siècle.
A la fin du XVIe siècle, l'enceinte médiévale est renforcée de bastions pour répondre aux besoins de l'artillerie moderne. L'éperon de la Garenne, réalisé entre 1626 et 1628 par l'architecte Augereau, est le dernier ouvrage défensif construit à Vannes.